4-Textes sur le mariage

MESSAGE DU PAPE FRANCOIS :

     Ce qui permet aux époux de rester unis dans le mariage est un amour de donation réciproque soutenu par la grâce du Christ. Si, à l'inverse, prévalent entre les conjoints l'intérêt individuel, la satisfaction personnelle, alors leur union ne pourra pas résister. (...) Invoquons la Vierge Marie pour qu'elle aide tous les conjoints à vivre et à renouveler toujours leur union à partir du don originaire de Dieu.             Angélus du 7 octobre 2018 

   
TEXTES PRECEDENTS DU PAPE FRANCOIS (cliquez ici)


Les couples se quittent non seulement par manque de confiance, mais d'espérance.

4 bougies
- Père, quand vous recevez des couples qui traversent des difficultés, sur quoi insistez-vous ?

- Tout d'abord, je leur demande de se rappeler leur premier amour qui était un amour vrai. Le démon essaie de leur démontrer qu'ils ne se sont jamais vraiment aimés pour leur faire croire que leur séparation sera un soulagement et non une blessure. Le but de cette évocation, c'est de dénoncer ce mensonge pour les remettre dans la vérité de leur premier amour.
Ensuite, je leur demande de faire un acte de Foi. On dit que le mariage est le sacrement de l'amour, c'est d'abord un sacrement de la Foi. Il faut donc ranimer la Foi en eux, ainsi que l'Espérance, car s'ils sont prêts à se quitter ou même s'ils ne sont en butte qu'à une petite crise, ils doutent de leur amour… Après le doute, on a vite fait de désespérer : les couples se quittent non seulement par manque de confiance, mais d'espérance. S'ils avaient gardé l'espérance, ils seraient restés ensemble en attendant que leur amour revienne.
Cette Foi réveillée, on peut reparler de l'amour. Il va refleurir grâce à la miséricorde : les époux se demandent pardon l'un à l'autre des blessures et des rejets qu'ils se sont fait endurer. Même si un couple n'est pas réellement en crise, il existe toujours des choses à pardonner. C'est une délicatesse intégrante de l'amour…

Père Jacques Marin, auteur de "Aimer c'est pardonner"


AMORIS LAETITIA
, la joie de l'amour, exhortation apostolique du pape François sur la famille

 (19 mars 2016) :
Lien vers le texte entier.
Lien vers des extraits choisis concernant les difficultés au sein du couple.

DIAPORAMA sur le sacrement du mariage
Cliquez sur l'image pour le télécharger 

https://sites.google.com/a/notredamedujoug.fr/notredamedujoug/textes-sur-le-mariage-1/Je_me_donne_a_toi.pps?attredirects=0&d=1



Père Daniel-Ange




"L'Art de bien se disputer en couple"
avec Marthe MARANDOLA ; durée 25'
Une émission "Repères" sur RCF le 19 octobre 2010



(reproduit avec l'autorisation de la revue "Famille Chrétienne")


Plus je te veux plus je te perds

Il y avait une jeune femme. Elle se trouvait près de sa mère la veille de
son mariage et regardait le soleil qui, au-delà de la plage, se couchait dans l’immensité de la mer. Elle s’adressa à sa mère et l’interrogea :

«Maman, papa t’aime toujours et t’est resté fidèle. Que dois-je faire pour que mon mari continue à m’aimer de plus en plus ? »
 
La mère se tut et réfléchit un instant, puis elle s’agenouilla et remplit de sable chacune de ses mains. Elle s’avança ainsi vers sa fille. Sans dire un seul mot, elle serra les doigts d’une main de plus en plus forte sur le sable qu’elle contenait. Le sable s’en échappa. Plus elle serrait son poing, plus le sable s’en écoulait, et quand elle ouvrit finalement sa main, seuls quelques grains de sable mouillés collaient encore à sa paume. Mais la mère avait gardé son autre main ouverte comme une petite écuelle. Les grains de sable y restaient bien blottis et scintillaient toujours plus fort sous les rayons du soleil couchant.

«Voici ma réponse », dit la mère doucement.
 
Robert Henckes
 


et si vous lisez l'anglais :

7 Steps to a Superabundant Marriage


Témoignage transmis par le père Henri Caffarel, 
fondateur des Equipes Notre-Dame :


« C'est à mon mari que je dois ma vie intérieure, me raconte cette veuve. Plus précisément à son attitude envers moi lors d'une phase peu glorieuse de ma vie conjugale : mariée depuis cinq ans, mère de deux enfants, je lui étais infidèle. Je l'aimais pourtant. Ne voulant pas saccager son bonheur, je veillais à ce qu'il ne pût rien soupçonner.

Son amour pour moi, d'une exceptionnelle qualité, s'approfondissait de jour en jour. Au cours d'une veillée — je m'en souviens comme si cela datait d'hier — il m'exprima, en termes qui m'atteignirent au cœur, sa tendresse, son estime, son admiration. C'en était trop. Je laissai échapper : “Si tu savais !” – “Je sais”, me répondit-il. Ces mots firent exploser en moi une indignation aussi violente qu'injuste : “Alors, pourquoi me jouer cette affreuse comédie ? De deux choses l'une : ou tu ne souffres pas de “ce que tu sais” et c'est la preuve que tu ne m'aimes pas, ou tu es bouleversé et ta sérénité n'est que mensonge !” J'étais hors de moi, agressive, railleuse, blessante.

Il attendit que l'orage se fût apaisé. Puis, calmement, gravement, tendrement, il ajouta : “Comprends ! Depuis six mois j'ai cruellement souffert. Mais ma souffrance à moi était supportable car elle ne m'abîmait pas, tandis que toi, ton mal t'abîmait, chose intolérable à mon amour. Je vis clairement ce que j'avais à faire, cela seul que je pouvais faire : t'aimer plus encore qu'auparavant pour que tu ressuscites à l'amour, pour que cet amour tout neuf, non seulement brûle ton mal à sa flamme mais te fasse un cœur nouveau, une pureté nouvelle, une beauté plus rayonnante que jamais.” Et de fait l'amour de mon mari, sur-le champ même fit de moi cet être nouveau."

La confidence de cette femme m'a permis de mieux saisir ce qu'est le vrai pardon. Hautains, les pardons engendrent la révolte ; réticents, ils accablent ; sans amour, ils ne peuvent délivrer, ni sauver. Seul le vrai pardon, fruit d'un très pur amour, peut faire jaillir une source vive au cœur de l'infidèle, régénérer celui qui a failli à l'amour en le faisant renaître à l'amour. 
l

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Conseils à un mari pour reconquérir son épouse

 
" Quand ta femme ne te témoignerait que dédain, mépris, insolence, il ne tient qu’à toi de la ramener à tes pieds à force de bonté, d’amour, de tendresse. Car il n’est pas d’attache plus forte, surtout entre un homme et une femme…
 
Que faut-il donc que tu dises à ta femme ? Dis-lui, avec beaucoup de douceur :
    "Je t'ai choisie, je t'aime et te préfère à ma propre vie. L'existence présente n'est rien. Aussi mes prières, mes recommandations et toutes mes actions, je les fais pour qu'il nous soit donné de passer cette vie de manière à pouvoir être réunis dans la vie future sans plus aucune crainte de séparation.
    Le temps que nous vivons est court et fragile. S'il nous est donné de plaire à Dieu durant cette vie, nous serons éternellement avec le Christ, et l'un avec l'autre dans un bonheur sans limite.
    Ton amour me ravit plus que tout, et je ne connaîtrais pas de malheur plus insupportable que d'être séparé de toi."
 
Il faudra aussi conformer ta conduite à ces paroles. Montre à ta femme que tu apprécies beaucoup de vivre avec elle. Et que tu aimes mieux, à cause d'elle, être à la maison que sur la place. Préfère-là à tous les amis et même aux enfants qu'elle t'a donnés. Et que ceux-ci soient aimés de toi à cause d'elle.
 
Vos prières, faites-les en commun. Que chacun de vous aille à l'église et qu'à la maison le mari demande compte à sa femme, et la femme à son mari, de ce qui a été dit ou lu. Apprenez la crainte de Dieu, tout le reste coulera de source. Et votre maison s'emplira de biens innombrables."
 
saint Jean Chrysostome, IVe siècle


Aux Foyers désunis :         Père Henri Caffarel

Jésus, Moïse et le divorce (extrait de la 4e conférence de carême du P. Raniero Cantalamessa -2016)
 
Je pense souvent aux noces de Cana. Le premier vin est très beau : c'est quand on tombe amoureux. Mais il ne dure pas jusqu'à la fin : il faut un deuxième vin, que le premier vin fermente, évolue et mûrisse. Un amour définitif qui devienne un vrai «second vin», plus beau, meilleur que le premier. C’est celui-là que nous devons rechercher. Et là, il est important aussi que le «moi» ne soit pas isolé, le «moi» et le «toi», mais qu’il y ait une implication aussi de la communauté, de la paroisse, de l'Église, des amis. Tout ceci est important – la juste personnalisation, la communion de vie avec les autres, avec les familles qui se soutiennent mutuellement – car ce n’est qu’avec l’aide et le soutien de la communauté d’amis, de l’Eglise, de la foi, de Dieu lui-même, que ce vin qui durera à l’infini peut se développer. Benoît XVI, 2 juin 2012

Téléchargez le discours de Benoît XVI (2008) aux membres du mouvement "Retrouvaille", pour les couples en difficulté.


TEXTES DE SAINT JEAN-PAUL II
(cliquer ici)

 
Paul VI aux foyers des Equipes Notre-Dame :
    Ne vous laissez (donc) pas dérouter par les tentations, les difficultés, les épreuves qui surgissent sur le chemin, sans crainte d'aller, quand il le faut, à contre-courant de ce que l'on pense et dit dans un monde aux comportements paganisés. Saint Paul nous en prévient : "Ne vous conformez pas à ce monde, mais transformez-vous par le renouvellement de votre esprit ". Ne vous découragez pas non plus, à l'heure des défaillances : notre Dieu est un Père plein de tendresse et de bonté... débordant d'amour pour ses enfants à qui il arrive de peiner dans leur marche. Et l'Eglise est une Mère qui entend vous aider à vivre à pleine vie cet idéal du mariage chrétien dont elle vous rappelle, avec la beauté, toutes les exigences.


 
Lettre de saint Paul aux Colossiens 3,12-15
    Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. 
    Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. 
    Par-dessus tout cela, qu'il y ait l'amour : c'est lui qui fait l'unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps.


CATECHISME DE L'EGLISE CATHOLIQUE :

     Il se peut que l'un des conjoints soit la victime innocente du divorce prononcé par la loi civile ; il ne contrevient pas alors au précepte moral. Il existe une différence considérable entre le conjoint qui s'est efforcé avec sincérité d'être fidèle au sacrement du Mariage et se voit injustement abandonné, et celui qui, par une faute grave de sa part, détruit un mariage canoniquement valable     (2386)


MESSAGES D'EVEQUES : (cliquez ici)